Fidéliser les talents : un « must » pour rentrée sous tension

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Au printemps dernier, une énième enquête sur la mobilité des salariés et sur ce qui est susceptible de les fidéliser confirmait une montée en puissance de la recherche de l’équilibre vie professionnelle/vie privée prenant le pas sur les considérations matérielles.

 Bien sûr, selon le sondage en question (mené par Kelly Services auprès de 14000 personnes, à consulter ici), l’intérêt du travail reste le premier critère cité par les salariés, soit pour rester en poste, soit pour chercher ailleurs. De même, les possibilités d’évolution de carrière, mais aussi l’image de l’entreprise interviennent prioritairement dans la recherche d’un nouveau point de chute. Mais est-ce un surcroît de lucidité face à la détérioration du climat économique ? Chez les français notamment, le sentiment d’être reconnu à sa juste valeur ne passe plus seulement par le niveau de salaire et autres avantages, loin s’en faut. Dans trois réponses sur quatre est évoqué le fait que l’emploi ait du sens. Les critères qui, selon eux, justifient la reconnaissance au travail sont la capacité à exceller/à se développer dans son domaine (dans deux-tiers des réponses), les relations avec les collègues (43%) et l’adéquation avec les valeurs personnelles (41%). Concernant la manière dont les salariés souhaitent être récompensés pour leurs performances, 41% parlent de bonus financiers, 35% d’une promotion.

Ce constat fait de la fidélisation des talents un thème d’autant plus d’actualité en cette période post-estivale que le climat est à l’inquiétude dans une bonne part des milieux professionnels. Y compris et à commencer par l’évolution du pouvoir d’achat. Aucun continent, aucun pays, aucune catégorie de salariés, ne semblent y échapper. Selon une enquête de la société de conseil RH NorthgateArinso (1300 personnes sondées dans une vingtaine de pays), près d’un salarié sur deux anticipe pour cette année une baisse de revenus en l’absence d’augmentation compensant le rythme de l’inflation. Lucidité là encore : plus de deux tiers des sondés (69%) déclarent toutefois que, dans le contexte actuel de récession économique, leur employeur n’a pas encore cherché à s’adapter en révisant les avantages hors salaire.

 Un certain attentisme se confirme, de plus, au niveau du recrutement. Selon Antoine Morgaut, directeur général (CEO) pour l’Europe Continentale et l’Amérique latine du cabinet Robert Walters, le marché de l’emploi français pèche par un manque de fluidité qui tend actuellement à s’accentuer. Et au delà de l’Hexagone, « le marché restera dans cette zone (d’incertitude) pendant plusieurs mois, en attente de signes forts ». Signes économiques essentiellement. Raison de plus pour que les RH re-pensent leur dispositif de fidélisation et de gestion des talents, à l’échelle nationale ou/et internationale, outillé comme il se doit. Simple rappel ?

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