Une légère poussée de mobilité en 2011. Et en 2012 ?

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C’était pressenti. C’est confirmé. En 2011, les cadres ont un peu plus osé quitter un emploi pour un autre. Selon le baromètre annuel de l’Apec publié au début de cet été, 8% des cadres ont changé d’entreprise en 2011. Dans deux cas sur trois, sans période intermédiaire (ni de chômage), et huit fois sur dix de leur propre initiative.

Déjà au printemps 2011, un salarié sur trois seulement projetait de rester fidèle à son employeur actuel (voir notre billet de novembre dernier : ça bouge et ça va bouger). Preuve, selon l’Apec, d’un regain de dynamisme du marché de l’emploi cadre. En 2011, les entreprises ont recruté 10% de cadres de plus qu’en 2010. L’Agence constate de plus une poussée de la rupture conventionnelle (24% des départs non volontaires) en progression de trois points par rapport à 2010.

Pour autant, les conditions du retour à l’emploi ont plutôt été moins faciles pour ceux qui sont passés par la case chômage. Seule une fois sur quatre, le changement de poste a permis une promotion hiérarchique. Et un tiers des changement s’est soldé par une réduction du niveau de responsabilité.

La mobilité interne, pour sa part, est restée stable : 8% des cadres ont changé de poste en 2011. Deux fois sur trois de leur plein gré. Avec ceux qui ont changé d’établissement ou de lieu de travail, contraints ou volontairement, plus d’un cadre sur six (18%) a ainsi connu une forme de mobilité interne.

Parmi ces cadres mobiles, près de la moitié sont passés par une démarche de candidature, formelle (21%) ou informelle (25%). C’est dire l’attention que peut et doit accorder la fonction RH à ce type de procédure (recueil des souhaits de mobilité) qui est aussi un moyen d’entretenir le contact avec la réalité (la motivation) des salariés. D’autant que trois fois sur quatre, les cadres ayant changé de poste dans leur entreprise disent en être satisfaits (86% pour ceux qui l’ont souhaité, 55% pour ceux à qui on l’a imposé).

Au moment de l’enquête (février-mars 2012), deux-tiers des cadres envisageaient une mobilité professionnelle dans les trois ans à venir. Changer d’entreprise (40%), changer de poste dans leur emploi actuel (44%), l’un ou l’autre indifféremment pour 20% d’entre eux. Pour découvrir d’autres paysages, pour améliorer son salaire, ou pour réagir à une impossibilité d’évolution ou à des conditions de travail jugées trop tendues.

Reste donc à la fonction RH d’en tenir compte, dans sa façon d’aborder la question de la fidélisation, de la motivation des troupes, et, au besoin, d’outiller sa politique de GPEC.

Autre touche d’optimisme (qui ne fait pas de mal dans le contexte économique actuel), trois cadres sur quatre (et tout particulièrement les plus jeunes) se déclaraient (au printemps dernier) confiants en leur avenir professionnel. Le prochain bilan de mobilité, pour 2012, le confirmera-t-il ?

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