Equilibre vie privée-vie professionnelle (suite) : plus de flexibilité, mais pas partout

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Comme certains états pionniers dans l’évaluation du « BNB » (bonheur national brut), toutes proportions gardées, Regus (hébergeur d’espaces de travail flexibles) mise sur le suivi de l’indice équilibre travail/vie privée. L’indice en question prend en compte des critères de satisfaction professionnelle, des données concrètes telles que les horaires de travail et la durée du trajet entre domicile et lieu de travail.
Et bonne nouvelle du printemps 2012, cet indice a gagné 25 points en deux ans chez les salariés français. Une bonne part des salariés constate une nette amélioration de cet équilibre. Tout en travaillant plus (sentiment subjectif de productivité accrue), davantage de personnes (parmi les 16000 professionnels interrogés dans 80 pays, dont la France) estiment pouvoir s’épanouir à leur poste et pouvoir en même temps avoir des loisirs. Que demander mieux ?

 

Mais comme d’habitude, cela ne saurait cacher des disparités. La progression de l’indice de satisfaction est de 32 points dans les petites entreprises, de 13 points dans les moyennes structures, et de 8 points dans les grandes entreprises. Selon les secteurs d’activité, les « pro » des medias, du marketing et de la banque-assurance s’avèrent les mieux lotis (plus de 40 points de progression de l’indice). A l’Est de l’Hexagone (Strasbourg), la situation s’améliore nettement plus (58 points de mieux) qu’à Paris(+26), Lyon (+18) ou Toulouse (+8).

 

Selon près d’une personne sur cinq (23%), leur entreprise s’efforce de réduire le poids du trajet travail-domicile. Mais à cet égard, il reste encore beaucoup à faire en France : au niveau mondial, cet indicateur (nombre de personnes qui déclarent avoir un trajet facilité ou réduit voire annulé en cas de télétravail) est de 41% (59% au Brésil!).

 

Ce supplément de flexibilité (pouvoir travailler à sa façon, à son rythme) a du bon : deux-tiers des français interrogés s’estiment plus productifs qu’en 2010. Dont acte, conclut Regus. Une flexibilité qui n’est certes pas sans conséquence quant à la façon dont sont gérées (administrativement) les ressources humaines. Informatique (adaptée) aidant comme nous le constations dans un précédent billet (Equilibre vie privée-vie professionnelle : les frontières s’estompent).

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