Equilibre vie privée-vie professionnelle : les frontières s’estompent

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Fallait-il vraiment un sondage pour le confirmer ? 96% des cadres ont des activités qui concernent leur vie privée au bureau (réponse au courrier, téléphone, consultation de sites internet, consultation du compte bancaire, organisation des loisirs, des week end ou des vacances, achats en ligne). Et réciproquement, leur travail empiète sur le cadre de leur vie privée : 4 heures de travail par semaine en moyenne, hors du cadre professionnel ; 30% d’entre eux ne peuvent se passer de consulter leurs boîtes mail professionnels hors du temps de travail.

 

Pour autant, selon l’étude Ifop menée pour Good Technology et publiée le 22 mai, il n’y a pas (plus trop) de lézard derrière ce constat d’imbrication vie privée-vie pro. Une certaine lucidité (du réalisme) pointe à ce sujet chez les intéressés. Près des deux-tiers des cadres interrogés réalisent que l’équilibre entre ces deux volets de leur emploi du temps a changé. Pas forcément en bien, mais au moins ils en sont conscients.

 

En majorité, ils approuveraient un blocage de leur e-mail professionnel pendant leurs congés. Mais pas le soir ou pendant les pauses-déjeuner. Dans sept cas sur dix, ils disent s’être fixés des règles personnelles concernant les périodes de travail hors du bureau, et hors des heures de bureau. Prennent-ils leurs souhaits pour la réalité ?  En même temps, plus de huit cadres sur dix utilisent au moins un équipement de mobilité fourni (ou non) par l’entreprise (smartphone, ordinateur portable, tablette). Ils y reconnaissent la possibilité d’être plus réactif, de travailler plus librement.

 

Ces équipements sont perçus comme une marque de valorisation et de confiance de la part de leur employeur. Même s’ils le voient aussi comme un fil (numérique) à la patte, empiétant sur leur temps personnel, et source potentielle de stress.

 

Bref, à en croire ce sondage, les salariés font désormais la part des choses. Mais les DRH ne peuvent-elles pas compter sur cette familiarité avec les usages avancés de la technologie pour miser un peu plus encore sur le self-service de leur dispositif RH ? Encore faut-il que celui-ci soit prêt à intégrer les contraintes de cette distinction de plus en plus effacée entre vie privée et vie professionnelle. Entre équipement et usage privés et usages professionnels. Ce que les anglo-saxons ont baptisé de phénomène du BYOD : Bring Your Own Device. Une mutation de plus … à suivre.

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