Les ressources humaines, clé de l’internationalisation des entreprises

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On pouvait s’en douter. Mais qu’il est bon de le rappeler. L’ouverture sur le monde des entreprises, et plus particulièrement des PME, passe par le renforcement du niveau de qualification du personnel. Et réciproquement. Rien de tel qu’exporter, avoir recours à des fournisseurs étrangers, bref aller voir ailleurs si l’herbe y est plus ou moins verte, pour booster et aiguillonner la qualification de son personnel.

 

La note d’analyse du CAS (centre d’analyse stratégique, organe de conseil auprès du premier ministre) publiée en mars 2012 sur ce sujet, reprend en détail ce constat sur la base de l’examen d’un panel de 12000 entreprises françaises (entre 2002 et 2007). Huit sur dix des ces entreprises ont pris position à l’international, soit en exportant, soit en important, soit en s’implantant à l’étranger. Première donnée tangible (et chiffrée) : « Toutes choses égales par ailleurs, la proportion de cadres et d’ingénieurs -dans ces entreprises- augmente avec le degré d’insertion sur les marchés mondiaux ».Explication : « l’internationalisation nécessite de développer les fonctions commerciales et de gestion, lesquelles sont relativement plus intensives en travail qualifié ».

 

De même, l’étude du CAS met en évidence qu’un des prérequis à l’intensification des relations avec l’international (qu’il s’agisse d’importer, d’exporter, ou de s’implanter hors frontière) est … d’y préparer son personnel. C’est-à-dire former et embaucher au niveau requis.

 

A noter cependant que l’exportation et l’implantation ne requièrent pas le même niveau de qualification. S’implanter à l’étranger exige une montée générale en grade de tout le personnel. Alors que pour exporter, ce sont principalement les forces commerciales qui entrent en ligne de compte.

 

D’où les propositions de cet organe de conseil. A savoir : mettre en place, dans les structures régionales destinées à aider les PME françaises à s’internationaliser (les « maisons de l’export ») un dispositif solide de repérage des besoins en compétences. Ce qui aiderait les entreprises (et leur DRH)  à former et à recruter le personnel adapté. Et par ailleurs, engager les OPCA( organes collecteurs des fonds de formation) à lancer des actions collectives orientées sur l’accompagnement du changement organisationnel.

 

Voilà pour l’amont, pour préparer le redéploiement des forces. Mais une fois ces forces redéployées, encore faut-il avoir la gestion RH au bon niveau pour gérer ce personnel. Vous avez dit une gestion administrative vraiment internationale ?

 

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One comment on “Les ressources humaines, clé de l’internationalisation des entreprises

  1. silver price   said:

    On pouvait s’en douter. Mais qu’il est bon de le rappeler. L’ouverture sur le monde des entreprises, et plus particulièrement des PME, passe par le renforcement du niveau de qualification du personnel. Et réciproquement. Rien de tel qu’exporter, avoir recours à des fournisseurs étrangers, bref aller voir ailleurs si l’herbe y est plus ou moins verte, pour booster et aiguillonner la qualification de son personnel.

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