Recrutement et réseaux sociaux: attention aux effets collatéraux

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En cette période de reprise timide du recrutement, sur fond de chômage persistant, la moindre campagne d’embauche suscite pléthore de candidatures. Et autant de postulants déçus. Rien de nouveau à cela.

L’ennui, c’est qu’à l’heure des réseaux sociaux et du buzz internet, cette déception peut aussi se traduire en perte sonnante et trébuchante pour l’entreprise. Divers sondages -certes, sponsorisés par des sociétés directement concernées- tendent à le confirmer. Démonstration en trois temps.

Premièrement, et ce n’est sûrement pas un scoop: les réseaux sociaux commencent à prendre une place de choix dans le processus de recrutement. Loin derrière les sites dédiés (jobboards) en termes de fréquentation. Mais « les utilisateurs des réseaux sociaux sont beaucoup plus actifs que les autres », tout en privilégiant, à cet effet, le recours aux réseaux professionnels (Viadeo, Linkedin, etc) plutôt  que les pages Facebook et autre Twitter. Et c’est un de ces jobboards franco-français qui le constate (voir les résultats de l’enquête de Régionsjob, réalisée en avril-mai 2010). 

Deuxième temps: l’intérêt pour ce nouveau canal de contact est non seulement réciproque (employeurs et candidats) mais aussi à multiples facettes. Selon les adeptes de Viadeo, on peut y faire des «touches» auprès des chargés de recrutement (40% des sondés ont décroché par ce biais un entretien), mais aussi marquer des points auprès d’éventuels partenaires d’affaires (prospects, clients, fournisseurs, etc) (cf  le sondage paneuropéen de Viadeo également réalisé en avril-mai 2010).

Troisième temps: cet engouement de toutes parts pour les réseaux sociaux n’est pas sans revers. Et les pratiques de recrutement sont, là encore, particulièrement visées. Le constat vient, cette fois, d’Outre-Manche: faute de savoir organiser sérieusement le traitement des candidatures, l’entreprise en pâtit en termes d’image d’autant plus que peut intervenir le buzz internet. Jusqu’à risquer de perdre des clients.

Ainsi, selon l’enquête de SHL (société spécialiste des tests d’aptitudes) réalisée en mars 2010 en Angleterre par Opinion Matters auprès de 1600 personnes, « les candidats à l’emploi se disent -une fois sur quatre- prêts à boycotter une marque qui les a déçus par ses pratiques de recrutement ».

Dans une économie de plus en plus dépendante de la qualité de la relation clientèle, « les entreprises apprennent à considérer les candidats au recrutement comme des consommateurs potentiels de leurs produits et de leurs services », note SHL. Pourtant, l’enquête montre que trop fréquemment, faute de temps ou de ressources, les services de recrutement se montrent incapables d’accuser réception des candidatures (19%), de donner des nouvelles aux candidats reçus en entretien (17%), ou de leur faire savoir que leur profil reste intéressant (15%). « Un manque de considération », selon SHL, que les candidats n’hésitent pas à faire savoir à leur entourage via Internet.

Inversement, si les conditions du recrutement sont correctes, c’est ce qui reste dans l’idée des candidats, même s’ils ne sont pas retenus. « Les rares entreprises qui gèrent au mieux cet aspect du recrutement peuvent même établir autour de leur marque une communauté de fans », concluent les responsables de cette enquête. A bon entendeur.

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2 comments on “Recrutement et réseaux sociaux: attention aux effets collatéraux

  1. web promote   said:

    Merci pour le post utile! Je n’aurais pas eu ce le contraire!

  2. Get your FX bonuses   said:

    Ce fut un bel article à lire, je vous remercie pour le partage..

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