La RSE, version UE : une réponse à la crise ?

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Fin octobre 2011, la commission européenne a présenté les grandes lignes de sa stratégie sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE). Derrière les huit objectifs affichés (à voir sur le site officiel ici ), quelques idées fortes : encourager les entreprises « responsables » qui mettent au coeur de leur gouvernance une certaine éthique, diffuser les bonnes pratiques, et pallier au manque d’engagement réel des entreprises. Comme le souligne Michel Doucin, ambassadeur chargé de la bioéthique et de la RSE, dans un entretien (à lire ici) publié par le site Novethic, non seulement la conjoncture actuelle ne fait qu’amplifier la nécessité de mettre de l’éthique dans les affaires, mais « la crise a mis en évidence les limites de l’autorégulation ».

 

« L’engagement volontaire (des entreprises) n’a pas fonctionné », constate l’ambassadeur. Il est vrai qu’en France, le sujet a longtemps été maintenu dans un flou réglementaire, y compris durant l’élaboration des principes censés le régir au sein de la loi chapeau (voir notre billet de juillet 2010 : Grenelle 2: du flou et du lobbying autour du reporting social et environnemental).

 

Depuis un peu plus d’un an (novembre 2010), la RSE est encadrée par une norme internationale (Iso 26000) . Sa mise en oeuvre fait l’objet de certains dispositifs d’évaluation qui permettent aux entreprises -toute proportion gardée- de montrer où elles en sont et d’en faire éventuellement un argument de séduction (à l’égard des clients, de leur personnel, voire des sources de financement). Au moment de la publication de cette norme, l’Afnor s’est fait fort de la présenter comme un support, une sorte de guide pour la mise en branle d’une « dynamique de progrès » dont peut se saisir notamment la fonction RH. A la manière des démarches qualités (voir notre billet de janvier 2011 :  DRH et RSE: Responsables pourquoi? Jusqu’où? Comment?). C’est d’ailleurs à l’Afaq (filiale du groupe Afnor) que revient de proposer aux entreprises de les accompagner sur cette voie. Comme le font, par ailleurs, par des informations ciblées et de la documentation, certains sites spécialisés (Novethic, RSEnews, l’Observatoire de la RSE Orse, entre autres).

 

La prise de position de la Commission européenne tend elle aussi à souligner la mécanique vertueuse (RSE en tant qu’instrument de compétitivité, de co-régulation) qui pourrait s’amorcer si toutes les parties prenantes (entreprises, partenaires sociaux, institutions) jouaient vraiment le jeu. Non sans évoquer une plus grande intervention des pouvoirs publics. Il est ainsi recommandé (si ce n’est exigé) des 27 états membres de mettre à niveau et de présenter leur politique en matière de RSE avant la fin 2012.

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