De la transformation de l’organisation des entreprises jusqu’au bon sens numérique

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Les frontières entre employés, clients et fournisseurs deviennent plus floues. Des groupes de travail se constituent pour s’auto-organiser. Finies les organisations pyramidales. Place aux mécanismes de détermination des priorités partant de la base, des faits et de l’expérimentation, plutôt que venant du seul sommet de l’entreprise. Place aux évaluations par les pairs plutôt que par les supérieurs, à la transparence financière. Telles sont quelques unes des transformations profondes des organisations à attendre des usages des réseaux sociaux que décèle l’enquête de Mackinsey auprès de  4200 décideurs (« How social technologies are extending the organization ») publiée en novembre 2011.

 

Ce constat sonne comme un avertissement. Car si la progression des réseaux sociaux dans la sphère de l’entreprise s’accélère, c’est pour la plupart des entreprises (trois sur quatre selon l’enquête de Mackinsey) par souci de ne pas prendre un train de retard. Et, en premier lieu, disent leurs dirigeants, pour « scruter l’environnement externe de l’entreprise ». Pour autant, la prise en compte des risques associés à ces évolutions reste nettement insuffisante. Sauf exception.

 

Les mises en garde répétées des cabinets de conseil, des experts en sécurité, des autorités, de la CNIL, commenceraient-elles à prendre effet ? Les grandes entreprises s’intéressent à la préparation de « charte d’usages des médias sociaux » pour inciter le personnel à la prudence. Voilà une réponse bien classique, issue du management traditionnel. Dont un aspect essentiel est d’amener chacun dans l’organisation à bien faire la distinction entre utilisation professionnelle et usage privé.

 

Comme le règlement intérieur, ce type de démarche doit impliquer le comité d’entreprise, le CHSCT et faire l’objet de communication interne. Un cran plus loin, afin de ne pas limiter l’impact d’une telle démarche à ses seuls salariés,  la direction générale d’Axa fait campagne avec un « guide du bon sens numérique » en libre accès sur le web. De quoi rappeler, en une vingtaine de pages, et vingt conseils bien concrets, que faire preuve de bon sens numérique, c’est profiter pleinement des opportunités offertes par les médias et réseaux sociaux, tout en prenant conscience des risques auxquels ils exposent.

 

Encore faut-il, dans cette prise de conscience par le personnel et par les dirigeants, différencier ce qui relève des réseaux sociaux tous publics (Facebook, Twitter, Viadeo, Linkedin, etc) et des réseaux sociaux d’entreprise (le « collaboratif » sous toutes ses formes). Comprendre ce que l’on peut attendre de cette distinction (à cet égard, voir, par exemple, le livre blanc de BlueKiwi publié en décembre 2011 sur l’impact des réseaux sociaux d’entreprise).

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