Recrutement: ça bouge et ça va bouger

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A en croire divers baromètres de l’emploi et de la mobilité du début de l’été, pour les employeurs, il va falloir être plutôt bien équipé pour faire face à la remontée de l’embauche et du turnover. Dont voici quelques indices.

Selon le cabinet Deloitte, au printemps 2011, un salarié sur trois seulement projetait de rester fidèle à son employeur actuel. Ce qui veut dire que deux salariés sur trois se prétendent (passivement ou activement) intéressés par un autre point de chute. La motivation principale (on ne peut plus classique): le manque de perspective d’évolution de carrière (voir le résumé ici).

Pourtant, selon une autre étude publiée en juin (étude Ifop, voir le résumé  ici, sur le blog parlons-recrutement du cabinet Michaël Page), 80% des salariés des grandes entreprises se disaient fiers d’appartenir à l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Etonnant! Surtout lorsque s’y ajoutent les bémols habituels: manque de reconnaissance, retour sur investissement plutôt défavorable aux salariés, manque d’écoute de la part du management. Des constats plutôt récurrents, en effet, puisqu’on les retrouve dans le point fait par Cadremploi en juin, avec la 7ème édition de l’étude Ifop, Regard des cadres sur le marché de l’emploi. L’optimisme revient (à petites doses!), avec, néanmoins, un sentiment de dégradation des conditions de travail et le constat d’une trop forte  disparité de traitement (salaires) selon les secteurs d’activités et les tailles d’entreprises. Et, surtout, dans les motivations à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, le besoin de reconnaissance et de perspectives d’évolution va de pair avec l’aspiration à gagner plus.

Même écho obtenu par l’enquête Opinionway (pour l’opération enlignepourl’emploi.com de mai 2011): «55% des salariés sondés estiment que leurs efforts ne sont pas reconnus par leur hiérarchie. 56% déclarent rencontrer des difficultés à s’exprimer avec leurs responsables et à faire en sorte que leur avis soit pris en compte». Du côté des cadres, le suivi des négociations salariales par le syndicat Cfe-Cgc (voir résumé ici) constate un net tassement de la grille des salaires. Tassement qui confirme une «absence de  perspective motivante». Pour le syndicat, «mettre en oeuvre un pacte de progression des schémas de rémunération est plus que jamais d’actualité».

Autant de signes de relance du turnover, concomitant (rien de plus logique!) avec la reprise économique et celle du marché de l’emploi que confirment tous les baromètres (monster, keljob, apec, Pôle-emploi). Du coup, les affaires reprennent pour les chasseurs de tête qui recrutent des recruteurs, comme pour les concepteurs d’outils (et sites web) dédiés à l’accompagnement du recrutement qui redoublent d’inventivité. Avec des services de plus en plus ciblés. Comme Genius Manager qui se focalise sur les besoins en compétences des directions informatiques et directions des systèmes d’information. Ou Qapa.com qui mise sur la présence sur les réseaux des deux parties (candidats et employeurs potentiels) et  sur un algorithme novateur pour «matcher en temps réel» l’offre et la demande. Ou encore Huzz.com qui veut faciliter le contact candidats-recruteurs en leur donnant accès gratuit à un dispositif de video-conférence. Sans oublier les rapprochements universités-entreprises (comme l’opération Phénix -voir ici- qui cible les jeunes littéraires et diplômés en sciences sociales et humaines, ou les actions de l’association Pascaline -voir ici- dans le secteur des technologies) qui s’en trouvent d’autant relancés. On ne s’en plaindra pas!

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