Emploi des jeunes : l’évolution du cursus de licence s’adresse aussi aux employeurs

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La «nouvelle licence» à la française est sur les rails. En tout cas, sur ceux du ministère (de Valérie Pécresse) avant d’être, à partir de la rentrée universitaire 2012, sur ceux des universités. Attendons nous à voir, dans deux-trois ans, décupler le nombre de demandes de stages de la part d’étudiants en licence. Jusqu’à présent, seuls 11% des étudiants de ce cursus effectuent un stage en entreprise, essentiellement en 3ème année d’études. Si l’on en croit le dossier de présentation du ministère (à consulter ici), la pratique du stage intégré au cursus devrait devenir systématique. Toutes disciplines concernées. Et ce n’est qu’un des principes majeurs qui guident l’évolution souhaitée de cette formation.

Objectif: faire de la licence une formation menant à l’emploi, professionnalisante, garantissant à tous les étudiants un diplôme de référence reconnu par les employeurs.

Deux autres volets concernent plutôt l’organisation de l’enseignement. D’abord, ne pas laisser place au dilettantisme, ni aux trop fortes disparités entre littéraires et scientifiques :1500 heures d’enseignement minimum pour tous (voir le détail dans le dossier du ministère). Mais aussi, proposer des parcours diversifiés, avec des passerelles, afin de «privilégier une logique d’orientation progressive et réversible». En bref, faire le maximum pour couper court aux abandons massifs en cours d’études. A la sélection par l’échec.

Le quatrième pilier de la « nouvelle licence » s’adresse tout autant aux étudiants qu’aux employeurs. Chaque programme de licence doit pouvoir s’adosser à un référentiel de compétences. Oui ! Vous avez bien lu ! Un référentiel de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être… comme on en trouve (notamment) dans les démarches de GPEC (gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences). Et dans les grilles des chargés de recrutement. Et là, c’est clairement la lisibilité (ou visibilité) du cursus (et du diplôme) qui est en jeu. Que les employeurs, les DRH, les cabinets de recrutement, savent à quoi s’en tenir quand ils ont parmi les candidats à l’embauche (ou dans les demandes de stages) des étudiants de licence.

A titre d’exemple, la présentation du ministère (dossier diffusé le 22 juin) détaille le référentiel de trois licences : en droit, en histoire et en mathématiques. Une vingtaine de référentiels (pour les diverses disciplines) est en cours de préparation. On y retrouve les compétences liées aux disciplines étudiées, les compétences transversales (autonomie, capacités d’analyse et de synthèse, planification et gestion du temps, travail en équipe, langues vivantes, informatique, etc), les acquis pré-professionnels (connaissance du milieu professionnel, conduite de projet, stages, présentation de la candidature à l’embauche, etc). Et bien entendu, les programmes mais aussi les évaluations des futurs diplômés doivent être adaptés en conséquence. Adaptation progressive, précise le ministère. Mais déjà, rien qu’à la lecture de ces référentiels, l’on voit le rapprochement université-entreprise qui peut et doit se poursuivre.

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