En dépit des outils d’aide à l’analyse, trop de décisions sont prises dans le brouillard

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Une planification obsolète, des données périmées, un manque de souplesse pour identifier un projet défaillant et rectifier le tir,  une vision encore trop cloisonnée de la marche de l’entreprise : tel est le diagnostic, en forme d’autocritique, qu’établissent les entreprises au sujet des processus de collecte et de traitement des données qui, globalement, conduisent la prise de décision au plus haut niveau. Verdict de l’étude réalisée par Dynamics Markets pour Oracle et publiée en mai : 82% des grandes entreprises admettent ne pas disposer d’une visibilité complète. D’où, trop souvent, des prises de décision flottant dans un certain brouillard.

 

Certes, l’étude en question s’intéresse principalement à la gestion des performances économiques de l’entreprise. Et plus particulièrement dans le milieu des grandes entreprises (voir ici le résumé : « Gestion des performances : une vision incomplète »). Ce qui, dit-on, contribue à pénaliser non seulement leurs performances financières, mais aussi atteint le moral du personnel. Mais il semble bien qu’après des décennies d’usage du tableur introduit à tous les étages et dans toutes les fonctions de l’entreprise, cette autocritique peut aussi bien s’appliquer au cas des directions métiers ou des directions fonctionnelles. Dont la DRH.

L’informatique décisionnelle (ou Business Intelligence) s’est largement démocratisée. Grâce au perfectionnement des outils. Mais aussi et surtout, par nécessité, face à la masse croissante d’informations à digérer. Et pourtant, selon un bilan des usages du décisionnel dressé par les analystes du Gartner (publié en février 2010), les utilisateurs (toutes fonctions confondues) de ces outils se déclarent en large majorité satisfaits des fonctionnalités de reporting (que 76% des décideurs équipés disent utiliser). Mais… en comparaison, les fonctionnalités de restitution, d’interrogation et d’analyse sur mesure sont nettement moins (trop peu!) utilisées.

 

Pour résumer, on constate en quelque sorte une trop grande passivité des utilisateurs. La faute, peut-être à des réminiscences d’un passé encore récent où rien n’était simple pour les néophytes. Où le recours aux services des informaticiens était souvent considéré (à tort ou raison) comme indispensable pour comprendre comment tout cela fonctionne. Mais le constat global de ces diverses études, c’est que cette passivité tend à subsister à l’égard d’outils dont chacun s’accorde cependant à reconnaître qu’ils ont énormément progressé en matière d’interactivité, d’accessibilité (usage plus intuitif), de prise en compte des besoins spécifiques de la fonction (adaptation et paramétrage de l’outil), de possibilités d’usage autonome, sans avoir besoin de recourir constamment au support technique de la direction informatique. C’est ce que met en avant désormais une bonne part des acteurs de ce domaine de l’informatique décisionnelle avec des caractéristiques qui se résument en un terme : l’ergonomie de l’outil. Et du côté de la demande ?

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One comment on “En dépit des outils d’aide à l’analyse, trop de décisions sont prises dans le brouillard

  1. KNT   said:

    Article très détaillé et très intéressant.
    Merci pour ces infos.

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