GPEC : Pour une approche de la mobilité fondée sur ce qui ne se perd pas

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Au delà de la sphère des DRH rompus aux préceptes de la gestion de compétences, l’approche des débouchés et des métiers en termes de «savoirs/savoir-faire/savoir-être» est bel et bien dans l’air du temps. Depuis l’intervention du Centre d’analyse stratégique (CAS), organisme qui publie une réflexion sur les compétences transversales et transférables. Jusqu’aux états-majors des écoles d’ingénieurs et de commerce qui préparent ensemble le terrain, à coup de livre blanc et de séminaires, pour que les étudiants arrivent sur le marché de l’emploi avec -plus qu’un diplôme- un bagage de compétences.

Dans les deux cas, c’est bien la nécessité de faciliter l’accès à l’emploi, de faciliter aux individus les transitions d’un employeur à l’autre, d’un métier à un autre, bref de rendre le marché du travail plus fluide, qui est en jeu.

Rares sont, a priori, les candidats à l’emploi qui ne savent désormais qu’ils doivent faire mention dans leur CV de certaines compétences de base: maîtrise de l’anglais et/ou autres langues, usage de l’outil informatique, animation d’une équipe pour les cadres, aptitude à gérer la relation client, etc. Autant de compétences dites «transversales» parce que utiles dans l’exercice de métiers divers et variés, et qu’elles étayent, pour le candidat en question, sa capacité à s’adapter aux exigences de divers contextes professionnels.

Mais certaines compétences liées à un contexte précis (la coordination des tâches, ou les connaissances techniques de l’ingénieur, par exemple) peuvent aussi être mises à profit dans un autre métier (technico-commercial, par exemple). Ce sont ces compétences dites «transférables» qui expliquent, notamment, que sans qu’on le veuille ou sans que l’on en soit conscient, «trois ans après l’entrée dans la vie active, un jeune sur deux n’exerce pas le métier pour lequel il a été formé», (comme le rappelle le CAS).

Néanmoins, ce sont autant de compétences transférables auxquelles le marché de l’emploi français, polarisé sur le niveau d’études et le diplôme, semble trop peu sensibilisé.

D’où le rapport du CAS sur «ces compétences qui facilitent les mobilités professionnelles» (à télécharger ici). La réflexion est complétée par une série de propositions dont celle de sensibiliser les filières professionnelles, dès l’enseignement secondaire, puis l’université, à «l’approche des compétences transversales mobilisées en situation de travail».

C’est précisément ce qui (coïncidence?) amène au même moment (en avril), l’association Pascaline et la CTI (commission des titres d’ingénieurs) à exposer leurs travaux sur l’introduction de l’approche compétences dans les cursus des grandes écoles. Conformément à l’exigence du Processus de Bologne (voir ici), cette approche est censée rendre les diplômes plus lisibles et comparables à l’international. Concrètement, les écoles s’engagent à définir quelles compétences sont associées à chacun de leurs diplômes. A l’avenir (plus ou moins proche? cela dépend des établissements!), chaque nouveau diplômé recevra à la fin des études un document (supplément au diplôme) qui décrit les modules suivis durant son cursus, ainsi que les compétences associées. Une description du «bagage de compétences» qu’il devrait compléter ensuite par les compétences acquises au fil de sa vie professionnelle. Un livre blanc décrit en détail cette démarche (téléchargeable ici, sur le site www.assopascaline.fr) et présente notamment des exemples de collaboration entre écoles et entreprises autour d’un besoin spécifique de compétences.

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