Communication et stratégie: les DRH forcément impliquées… en théorie, mais en pratique?

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En prélude à un livre blanc sur «le lien entre l’alignement stratégique et la productivité d’entreprise», une étude commanditée par l’éditeur Success Factors à Accenture observe que 80% des dirigeants d’entreprise doutent de leur capacité à faire comprendre leurs décisions stratégiques au personnel de leur entreprise.

Moins d’une entreprise sur six estime assurer de façon satisfaisante l’alignement des activités des salariés avec la stratégie d’entreprise. Comment espérer, en effet, motiver les équipes autour d’un objectif commun si celles-ci ne le connaissent pas?

Ce n’est pourtant pas faute d’être équipées de multiples outils d’aide à la décision ou de suivi des objectifs et autres supports de communication. Selon l’étude Accenture réalisée auprès de 450 entreprises de plus de 3000 salariés de 10 pays (Europe de l’ouest, USA, Inde, Australie), 40% des entreprises déclarent tenter de mesurer l’impact de leurs décisions stratégiques et les délais d’atteinte des objectifs de performance. «Les entreprises reconnaissent l’importance critique de l’exécution stratégique», note l’analyse de Success Factors. Mais cette exécution est trop souvent déconnectée de la réalité de leur politique de ressources humaines.

Principale difficulté reconnue par les entreprises: la méconnaissance de leurs forces vives! A peine une entreprise sur six (17%) estime «parvenir à identifier ses collaborateurs les plus performants et à développer leur potentiel pour de futures fonctions», selon cette étude. Deux tiers des entreprises interrogées pratiquent une politique d’incitation financière à la performance, mais une sur cinq seulement s’assure systématiquement que les rétributions soient véritablement alignées sur la contribution effective.

Faisant ce constat, l’éditeur Success Factors plaide, il est vrai, pour sa chapelle. Mais l’étude (et le livre blanc, à télécharger sur le site http://thenexteconomy.com) tendent aussi à démontrer qu’à l’heure de «l’écrasement» des structures hiérarchiques (moins de six niveaux dans la plupart des entreprises), cette question de  savoir communiquer et savoir motiver est devenue essentielle.

«Les flux traditionnels d’information semblent s’inverser pour privilégier une remontée des opinions et des idées par rapport aux approches de management traditionnelles -de haut en bas et globalement unidirectionnelles».

Et d’en déduire: «les DRH se trouvent dans une situation comparable à celle que connurent les directions informatique et DSI … en devenant partie intégrante des processus de planification et d’exécution stratégique». Les DRH, forcément impliquées? En théorie, certes! Car selon cette étude, ce n’est pas encore le cas dans 80% des entreprises.

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