Recrutement: quelques chiffres clés pour un benchmark rudimentaire

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Quel délai faut-il prévoir pour répondre à un besoin de renfort par une embauche? Combien d’entretiens et combien de candidats dans la short list? Et qui, parmi les managers, doit être associé à la démarche de recrutement et à la décision finale? Selon l’observation du cabinet Robert Half dans dix pays d’Europe, les réponses varient sensiblement en fonction du pays concerné.

Question délai, les employeurs français sont dans la moyenne européenne: dans un tiers des cas, le poste vacant est pourvu en 4 à 5 semaines; et pour un autre tiers des cas, en 2 à 3 semaines. Un peu plus expéditif, il suffit de 2 à 3 semaines aux  tchèques et aux espagnols dans une petite majorité de cas (autour de 40%). Pour les suisses, les allemands, les néerlandais, les autrichiens, les irlandais ou les italiens, dans 30 à 40% des cas, il faut compter 4 à 5 semaines. C’est au Luxembourg et en Belgique que le processus de recrutement peut s’avérer le plus long: en six à dix semaines (voir plus pour 18% des managers belges). Et a contrario, les espagnols semblent les plus réactifs avec des postes pourvus en moins d’une semaine selon 30% des recruteurs.

Face à l’allongement du délai de sélection observé depuis deux ans en France, le responsable de Robert Half France, Bruno Fadda, recommande de soigner l’amont, sur le «qui, pourquoi, comment». Prévoir d’entrée de jeu les personnes qui seront impliquées dans le processus et le planning des entretiens, en tenant compte bien sûr du profil du poste à pourvoir.

En toute logique, le ou la responsable du service concerné est impliqué (dans 30% des cas), ainsi que les responsables ressources humaines (25%) et/ou du recrutement (22%), un peu plus fréquemment que la direction (pdg, dg, directeur de département ou de fonction) (21%).

La décision prend au moins deux ou trois entretiens en France (57% des cas). C’est le nombre moyen d’entretiens qui prévaut un peu partout, au Luxembourg (82%), aux Pays-Bas (80%), en Espagne (61%), en Italie (59%), en Suisse (57%) ou en Autriche (51%). Les allemands se montrent un peu plus pointilleux avec plus de 5 entretiens dans un tiers des cas. Il arrive aussi que le processus se limite à un seul entretien en Tchéquie (22% des cas), et en Irlande (17%).

La sélection se fait le plus souvent entre 4 à 6 finalistes, en Suisse (42%), en Allemagne (38%), en Irlande et au Luxembourg (35%) ainsi qu’en France (28%) et aux Pays Bas (24%). Les tchèques tranchent plus nettement, entre 1 et 3 finalistes (39%), de même que les autrichiens (37%). Les «short list» ont tendance à s’allonger en France, en Allemagne et en Espagne, avec 7 à 10 sélectionnés dans 16% des cas. Certains managers déclarent même avoir été confrontés en 2010 à une liste finale de 11 à 20 candidats (12% des cas en France).

En résumé, pour se situer dans la norme, en France, une embauche prend 4 à 5 semaines, à partir d’une liste de 4 à 6 candidats (pour pallier aux désistements de dernière minute) sélectionnés au bout de deux ou trois entretiens. Pas plus.

Encore faut-il ne pas négliger d’informer les candidats retenus et écartés après examen des compétences, des raisons qui ont guidé le choix. Et, surtout, ne pas sous-estimer le buzz négatif que peut susciter un processus bâclé (pour rappel, voir notre billet de juin 2010: “recrutement et réseaux sociaux: attention aux effets collatéraux”).

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