Emploi: une flopée de statistiques printanières encourageantes

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Plus de la moitié des entreprises de plus de 100 salariés envisagent d’embaucher cette année. Et au total, les perspectives d’embauche en France progressent de 1,1% cette année. Soit plus d’1,5 millions d’opérations, dont les deux-tiers dans le secteur des services. L’enquête BMO annuelle (Besoin de main d’œuvre, à consulter ici) pilotée par Pôle Emploi vient de livrer un pronostic plutôt encourageant, sachant cependant, que plus du tiers des postes ouverts à l’embauche (37,6%) sont jugés difficiles à pourvoir. Faute de niveau de qualification voulu.

Dans l’industrie, selon les observations de l’Apec, le redressement observé en 2010, avec 14% d’embauches de  cadres en plus, se confirme pour 2011, avec une prévision de 10% de croissance des embauches. Autre signe positif, le motif évoqué pour les recrutements prévus au 2ème trimestre 2011. En effet, 22% des entreprises de l’industrie qui prévoient de recruter le feraient dans le cadre d’une création de poste, dans un tiers des cas, pour satisfaire au besoin de développement de l’activité. (Voir les données de l’enquête ici).

Confirmation avec le baromètre de Keljob (qui compile les données de 80 sites emploi): depuis 14 mois, les offres d’emploi progressent, et de +24% encore en avril (par rapport à avril 2010). Là encore, la reprise concerne plus particulièrement les emplois dans l’industrie (+46%) mais aussi le secteur du conseil (multi-facettes!), avec cependant plus qu’un tassement, un recul de l’embauche dans le secteur public.

Du côté des candidats potentiels, les réflexes de surveillance du marché sont bel et bien activés … chez les cadres en tant que «candidats muti-connectés», comme le remarque Cadremploi. Selon la dernière étude de ce site spécialisé (mars 2011, sur un échantillon de 1001 salariés du secteur privé) concernant les moyens utilisés pour la recherche d’emploi, six cadres sur dix consultent régulièrement les sites emploi, dont 23% au moins deux fois par mois. Et si près d’un cadre sur deux (46%) est adepte du smartphone, dans 60% des cas, dans cette population de multi-connectés, on se dit prêt à y consulter des offres d’emploi, à s’informer sur les entreprises ou à y lire des conseils emploi.

Il reste que, tous niveaux de qualification confondus, un certain sentiment d’insatisfaction pourrait bien mettre pas mal de grains de sable dans cette reprise de l’embauche et de la mobilité. Selon le dernier relevé du baromètre Monster, 3 salariés français sur 5 disent manquer de reconnaissance au travail et se disent irrités d’être sous-estimés. Autre motif d’insatisfaction, le manque de perspectives d’évolution. Près du tiers des salariés interrogés (36%) le déplore. En janvier, le sondage de Monster révélait que 3 salariés sur 4 espéraient changer de job cette année. Signe d’un besoin de remise en cause, de la situation, du management et de soi-même?

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