Salaires: certains s’envolent, d’autres stagnent.

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Renversement de tendance? Retour de flamme après la disette des années 2009-2010?  Selon diverses études de salaires, bien que les perspectives de reprise de l’embauche des jeunes diplômés soient encore mitigées, certains débutants n’auront pas à se plaindre cette année.

L’étude de salaires du cabinet Robert Walters table sur une hausse des salaires à l’embauche de 10%, tous âges et tous secteurs confondus. Plutôt généreuse cette perspective! Car l’an dernier, tous métiers confondus, selon l’Apec, le salaire médian proposé à l’embauche était de 34 000 euros pour les jeunes diplômés, de 40000 euros pour les cadres confirmés (relevés de septembre 2010). Sans progression aucune sur les niveaux de salaires proposés en 2009. Mais avec une disparité plus prononcée encore: la fourchette pour les confirmés allait de 29 000 à 57 500 euros en 2010 (contre 30 à 55 000 euros en 2009)

A en croire l’étude Robert Walters (publiée en janvier 2011), le «coup de mieux» sur les salaires concerne particulièrement les débuts de carrière. Un jeune consultant en organisation et management pourra se voir proposer un salaire annuel de 45 000 euros, voire 50 000 euros avec un peu d’expérience (moins de 3 ans) là où, en 2009, l’offre tournait autour de 40 000 euros.

C’est aussi le cas dans la fonction commerciale. D’après les relevés du cabinet Uptoo, dédié au recrutement de cette fonction, la rémunération moyenne des commerciaux français est, en 2010, de 38,2 K€ (brut) pour un débutant à 62,5 K€  avec 15 années d’expérience. Au total, pas de flambée  des salaires, au contraire, puisque cette moyenne globale est en recul de -0,8% sur 2009. Sauf que les débutants et assimilés (moins de 2 ans d’expérience) ont profité du début de reprise (+6% sur le fixe) et surtout du paquet mis sur la part variable. Ce qui augmente leur revenu total d’environ 10%. En comparaison, les salaires des confirmés ont perdu 4% (fixe et variable) par rapport à 2009.

Uptoo ajoute à ce constat deux accélérateurs (de carrière et de salaire). D’abord la localisation: l’écart entre Paris et Province se creuse sur la longueur. En début de carrière, le commercial parisien gagne 8% de plus que son collègue en région, tandis qu’après 15 ans d’ancienneté dans le métier, l’écart Paris/Province est de 27%. Le second différenciateur notoire est le bilinguisme. Parler anglais vaut en moyenne un bonus de 23% sur le salaire (13% en début de carrière, 35% avec10 ans de métier). Sachant, cependant, que moins d’un commercial sur huit (parmi les 50 000 professionnels inscrits sur le site de ce cabinet) déclare parler couramment anglais, même si un sur deux pense pouvoir travailler en anglais.

Concernant la filière Ressources Humaines, selon l’étude Robert Walters, les responsables de formation, les chargés de recrutement, les responsables de paie et les DRH peuvent compter sur une augmentation allant de 2 à 3000 euros (moins de 10 ans d’expérience, soit environ +4%) jusqu’à 5000 euros (plus de 10 ans d’expérience, soit +5%).

Selon les données de l’étude Hays Recrutement/IGS/ANDRH (à consulter ici, échelle de salaires incluse, détaillée par métier, expérience), l’évolution des salaires de la fonction RH reflète les changements de priorité liés au passage de la crise. «Le recrutement et la formation ont eu moins d’importance. Ce qui compte, c’est de satisfaire le client interne, d’être proche de lui, à l’écoute… Le RH de proximité se doit de maîtriser parfaitement la réglementation en matière de gestion de personnel». 

Au chapitre «paie et SIRH» de cette étude, il est souligné que «les métiers du SIRH sont en pleine expansion et n’ont pas connu la crise» et que «le responsable de paie fait partie des fonctions phares de l’entreprise». Y compris dans un contexte d’externalisation de la paie. « Si l’on peut observer une amélioration de la performance et une réduction des coûts, cela demande une préparation importante en amont, notamment sur le plan technique, de la part de la société».

Autant de données qui «compte tenu de l’enjeu stratégique de la fonction et de la pénurie de bons techniciens», tendent à faire monter les salaires. Vraiment?

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