Emplois et salaires: plutôt inégale, cette reprise!

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Cette fois, les indicateurs de l’emploi sont tous passés au vert clair et net. Le panel Apec situe pour 2011 la progression des recrutements de cadres dans une fourchette de 3% à 10%. Seulement 5% des entreprises envisagent de réduire leur effectif cadre. Et 10% estiment au contraire pouvoir l’étoffer dès cette année.

Tous les secteurs et toutes les fonctions (ou presque) repartent à la chasse aux candidats. Mais de façon inégale. Les services plus que l’industrie. Les services informatiques un peu plus que la fonction commerciale et nettement plus que le tertiaire de production (banques, finances, tourisme, transport). Les relevés de janvier (Apec) marquent déjà la tendance pour 2011: 72% d’offres d’emploi cadres en plus qu’en janvier 2010. La plus forte progression concerne la fonction commerciale/marketing (+ 77 %) et l’informatique (+70%). Le tout, dans la continuité de 2010 qui, déjà, présente un bilan plutôt positif (15% de hausse des embauches selon l’Apec) après deux années de vache maigre. Mais on persiste à mettre le paquet sur l’embauche de cadres confirmés (pour 2011, trois fois plus de postes que pour les débutants).

En septembre dernier, déjà, le cabinet Hays notait la bonne tenue du marché de l’emploi, marquant une rentrée rassurante. Le propos est étayé par une analyse par fonction et par secteur d’activité. Pour chaque fonction, Hays recrutement présente un focus sur un métier particulièrement concerné par la reprise. Pour la fonction RH, «les demandes sont plus nombreuses mais les profils recherchés sont également plus ciblés »; et le focus est mis sur le chef de projet SIRH et les compétences hybrides requises (connaissance technique, gestion de projet, expérience en entreprise) qui lui valent d’être chassé pour un niveau de rémunération annuel de 40000 à 50000 euros.

Plus récemment, le bilan 2010 et la prospective 2011 du cabinet Robert Walters affichaient le même optimisme mesuré. Y compris pour les PME qui, se sont tournées vers l’emploi temporaire pour couvrir des besoins saisonniers. Et qui, du fait du retrait relatif des grands comptes, ont pu jouer leurs cartes pour attirer des candidats à haut potentiel (voir notre billet précédent: Prévenir la pénurie de cadres? Ou réparer les dégâts de la crise?).

Grandes et petites entreprises, selon ce cabinet de recrutement, devraient en 2011 consolider ce renfort de troupes avec des CDI et CDD plus que par l’intérim. Avec une hausse généralement modérée des salaires (pour les cadres, +10% en moyenne à l’embauche) qui pourrait connaître de notables exceptions. Ce sera l’objet d’un prochain billet. Cette hausse des salaires est due notamment à la partie variable de la rémunération (intéressement, participations, primes et bonus), qui peut représenter jusqu’à trois mois de salaires pour certains cadres, alors qu’elle avait fortement reculé durant la crise. Pour la fonction RH, cette part variable se situe entre 5 et 10% (selon l’enquête de salaire Robert Walters, données pour la France, voir ici).

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