Climat social et moral des cadres (suite): une forte envie de changement

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 Après la morosité liée aux effets de la crise, faut-il s’attendre à la montée des revendications?  S’agit-il, simplement, d’une réaction logique au gel des embauches et à la stagnation voire la baisse du pouvoir d’achat de ces dernières années? Toujours est-il que, selon le millier de cadres interrogés en décembre dernier par l’Ifop pour le baromètre semestriel de Cadremploi, une nette majorité de cadres se préparait à réclamer une augmentation de salaire. Juste contrepartie, à leurs yeux, de l’augmentation de la charge de travail (mentionnée par 73% d’entre eux) et de l’importance accordée par leurs employeurs à la productivité et aux résultats (68%), plus qu’à la qualité et à l’intérêt du travail (39%). Ce qui rejoint, statistiquement parlant, le constat de fatigue générale relevé par d’autres sondages (voir notre billet du 4 janvier, «Climat social et moral des cadres: les héros sont fatigués).

Mais si, ce sondage Ifop/Cadremploi de fin 2010, 59% des cadres avaient l’intention de demander une augmentation de salaire (contre 46% à fin 2009), autant d’entre eux ou presque (54%) pensait l’obtenir. Faute de quoi, une prime exceptionnelle est jugée comme une compensation plausible (46%), loin devant les avantages en nature (27%), des responsabilités plus valorisantes (14%), une formation (12%) ou une plus grande souplesse d’horaire et d’organisation personnelle passant par le tététravail (13%) ou pas (6%).

Autre signe que les cadres en ont assez de faire le dos rond, même si deux-tiers d’entre eux ne croient guère en une amélioration de la situation économique en France, ils sont à peu près autant (69%) à être optimistes pour leur propre situation de cadre, et au sujet de l’évolution de leur secteur d’activité ou de leur métier (57%). Face à la relative amélioration du marché de l’emploi à laquelle les cadres se disent sensibles, une nette majorité d’entre eux se dit prête à changer d’employeur (53% contre 42% l’an dernier), ouverts aux opportunités (41%). Et 7% se disent en recherche active. Un «regain d’optimisme», selon l’analyse de Cadremploi, qui pourrait se traduire par une poussée de turnover dès 2011.

Principales motivations, là encore: l’aspiration à gagner plus (59%), à voir ses compétences mieux reconnues (35%), ou à profiter d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée (33%). A vrai dire, cette hiérarchie des raisons d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs ne change guère d’une année à l’autre (voir les résultats du sondage Ifop/Cadremploi de décembre 2009 ici). Sauf que, depuis 2008, l’attentisme a eu son temps. Et que les mois à venir devraient montrer si cette «envie de changement» tient du simple souhait (ou de la résolution) de début d’année, et/ou si cette envie est suffisamment forte pour qu’elle se concrétise. Avec, pour résultat, une hausse de la mobilité, voire de l’outplacement, et un regain d’activité pour les chargés de recrutement

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One comment on “Climat social et moral des cadres (suite): une forte envie de changement

  1. Motillon Eric   said:

    Bonjour

    Dans un pays ou l’on engage principalement des professionnels qui étaient déjà ingénieurs hier afin qu’ils le soient aujourd’hui pour sécuriser le présent il est nécessaire d’inscrire le cadre en outplacement dans une posture à même de lui permettre d’adresser directement le futur de ses entreprises cibles.

    En ce sens il est utile de présenter une offre d’outplacement qui comporte la création d’un plan d’action stratégique à même de positionner le cadre au plus haut niveau de résolution des problématiques de ses entreprises cibles

    Inscrire l’équilibre Désirs/Ressources du cadre en perspective des enjeux et problématiques de ses entreprises cibles pour lui permettre de contacter directement le dirigeant est le projet qu’il faut mettre en œuvre pour que le cadre puisse vivre cette étape de sa vie professionnelle comme une opportunité de carrière.

    Cordialement

    Eric Motillon
    http://www.humanfirst.fr/outplacement.html

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