Réseaux sociaux: des recruteurs partagés entre scepticisme, défiance et curiosité

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A voir les réponses des chargés de recrutement d’entreprises d’une douzaine de pays d’Europe (enquête du cabinet Robert Half auprès de 2460 DRH, novembre 2010), la fréquentation des réseaux sociaux est encore considérée comme accessoire par ces «pros» de l’embauche. Y être, ça peut toujours servir. Pas mauvais pour l’image de l’entreprise. Et encore! En France, près d’un recruteur sur trois ne croit guère que cela puisse être utile en quoi que ce soit dans le contexte de leur fonction RH.

Tout juste pense-t-on que l’on peut y repérer des candidats intéressants. Selon le sondage de Robert Half (voir résumé ici), les plus gros utilisateurs à cet égard sont les recruteurs néerlandais (41%) et leurs collègues italiens (34%) ou allemands (31%).

De plus, les candidats potentiels n’ont -pour l’instant- pas trop de souci à se faire au sujet de l’image qu’il donne d’eux sur les réseaux. De l’avis des recruteurs, ce canal est encore peu utilisé pour évaluer les candidats en amont du recrutement: moins d’une fois sur trois par les recruteurs allemands, qui sont encore les plus assidus dans ce type de sourcing.

On a bien dit: pour l’instant! Car force est de constater que, là aussi, les entreprises en sont encore au stade du tâtonnement. Faute de compréhension (au sens premier du terme) de ce qui se trame sur ces voies de communication qui mêlent «l’actu» privée et professionnelle. D’aucuns y voient le principal frein à l’adoption plus libérée et à l’utilité des médias sociaux (comme le consultant Cedric Deniaud sur mediassociaux.com).

Peut-être les recruteurs sont-ils aussi conscients que -pour l’instant- ils ont plus à y perdre (notamment du temps) qu’à y gagner. Dans un précédent billet, (recrutement et réseaux sociaux: attention aux effets collatéraux), en juin dernier, nous faisions état de diverses études attirant l’attention sur les revers d’une communication de recrutement mal maîtrisée. «Les candidats à l’emploi se disent -une fois sur quatre- prêts à boycotter une marque qui les a déçus par ses pratiques de recrutement». Cela reste et ce sera de plus en plus d’actualité.

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