Femmes actives: un plaidoyer pour un parcours professionnel assisté par l’informatique et internet

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Il y a les femmes numériques (hyperconnectées), les techno-demandeuses, les techno-sceptiques, les techno-défavorisées. Mais au total, huit femmes actives sur dix ont accès à l’usage d’internet et aux outils de bureautique. Tel est le tableau que dresse l’étude Ipsos réalisée pour Microsoft dans le cadre de sa collaboration avec l’Ansa (Agence nationale pour les solidarités actives créée par Martin Hirsch) (voir l’enquête sur le site de Microsoft France ou sur le site RSLNmag.fr).  Sur 500 femmes interrogées, 40% estiment que l’usage des technologies numériques pourrait améliorer leur situation professionnelle. Et la proportion passe à 51% parmi les plus jeunes (25-34 ans). Une bonne moitié des femmes en recherche d’emploi se range dans la catégorie des techno-demandeuses: celles qui considèrent que l’accès aux technologies de l’information est un levier majeur dans leur démarche. Soit pour changer de métier, ou pour retrouver un emploi après une interruption, pour créer leur propre emploi, ou encore se remettre à niveau. 

Autre enseignement de ce sondage pro-techno: quand on demande aux femmes actives si elles s’estiment plus ou moins disponibles au travail que les hommes, 40% d’entre elles reconnaissent que les contraintes familiales ont un impact sur leur disponibilité. Mais parmi les 60% qui réfutent cette différence de disponibilité, les jeunes (moins de 35 ans) et les diplômées (bac+3 et plus) sont les plus convaincues que l’usage des technologies au bureau comme à la maison contribue à les libérer de certaines contraintes.

Mais pour que cet effet de levier des technologies numériques sur le parcours professionnel opère,  deux conditions sont avancées par les femmes interrogées. La formation, d’une part: 60% d’entre elles sont d’autant plus demandeuses qu’elles n’ont encore bénéficié d’aucune formation dans ce sens. L’autre condition étant évidemment d’avoir accès à une connexion internet.

La fameuse fracture numérique reste un obstacle majeur pour les femmes en situation précaire, en CDD et en intérim, ou qui travaillent en dehors du bureau. C’est parmi celles-ci que l’on trouve le plus de techno-demandeuses (plus du tiers d’entre elles ont deux enfants ou plus) qui aspirent à une meilleure situation professionnelle, mais aussi le plus de techno-sceptiques (le plus souvent en CDD ou en intérim) dont 69% n’ont pas encore accès à l’ordinateur et à internet dans leur travail. Et dont 9% seulement pensent que le numérique peut les aider. L’appétit ne vient-il pas en mangeant? Et n’est-ce pas «l’usage (qui) fait briller le métal», comme le disait Ovide.

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