Qu’est-ce qui fait encore courir les 20-30 ans? Et ceux qui les emploient?

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Résignés, pessimistes, et, néanmoins, prêts à aller voir ailleurs et rêvant de profiter de jours meilleurs pour créer leur entreprise: telles sont les grandes lignes du portrait de groupe des français(es) de 18-30 ans qui se dégagent de l’enquête OpinionWay effectuée pour le cabinet KPMG  auprès d’un millier d’entre eux, étudiants ou jeunes actifs.

Touchés par la crise (près de la moitié des jeunes diplômés interrogés dit avoir du mal à trouver un emploi voire un stage), en large majorité (deux-tiers d’entre eux), ils n’espèrent guère une embellie économique à court terme. Ni la fin proche de la stagnation des salaires (45% des jeunes actifs disent s’y résigner).

Est-ce cette désillusion ou -encore- un certain goût d’entreprendre? Près d’un jeune sur deux préfèrerait être son propre patron et créer son entreprise. «Un statut qui, par ailleurs, dispose d’une excellente image auprès de 85% des interrogés», note l’analyse de KPMG. Faute de passer à l’acte, les jeunes actifs sont plus de la moitié à se dire prêts à changer d’employeur si l’occasion se présente (56%) et dès que possible (pour 31%). Les jeunes n’hésiteraient pas à changer de région (77% des étudiants et 53% des actifs), de secteur d’activité (57% et 60%), ou de partir à l’étranger (66% et 47%).

Pour autant, le souhait d’autonomie ne l’emporte pas sur le besoin de sécurité qui les incite -encore et toujours- à rechercher de préférence un emploi (et l’anonymat) dans une grande entreprise (pour un tiers d’entre eux) ou un établissement public plutôt que la perspective d’évoluer rapidement dans une PME. Leurs priorités et attentes affichées ne diffèrent guère de celles des générations précédentes: une rémunération équitable, l’intérêt du poste, une bonne ambiance de travail, un équilibre vie professionnelle/vie privée. Bref, un certain confort assorti d’une perspective d’épanouissement professionnel, via des formations (pour 39%) ou de la mobilité interne (36%).

Ce jeunes savent-ils que, du côté des employeurs, les mentalités évoluent plus qu’ils ne pensent? A l’échelle de l’Europe, cette fois, une large enquête menée auprès de plus de 7000 chefs d’entreprise des 27 pays de l’Union montre que, lors du recrutement de diplômés, les compétences dites “non techniques” ont autant d’importance que les compétences techniques spécifiques (voir le rapport  de 194 pages, graphiques et tableaux inclus sur «Employer’s perception of graduate employability»).

Pour la quasi-totalité des employeurs interrogés, la capacité à travailler en équipe (98%), la faculté d’adaptation à de nouvelles situations (97%), les compétences en matière de communication (96%) sont primordiales. Sans oublier la connaissance de langues étrangères (pour 67%). Un bon moyen de s’assurer de cette montée des compétences générales est de s’intéresser à l’amont, en se rapprochant des universités, écoles et autres cursus de formation initiale. Plus d’une fois sur deux, les entreprises représentées dans cet Eurobaromètre y voient une motivation pour s’impliquer dans l’accueil de stagiaires (internship programmes) et dans les opérations dédiées au recrutement (forums écoles-entreprises en France).

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