Informatique: pourquoi toujours autant de perte en ligne?

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Dans l’attirail informatique des entreprises, 25% des applications sont inutilisées. Ce sont les «pro» de l’informatique qui le disent. Et ce n’est pourtant pas faute de donner aux intéressés les possibilités d’accéder et de modifier les données qui les concernent. Selon l’enquête menée en France, en Allemagne et au Royaume-Uni pour l’éditeur Informatica auprès de 300 responsables de directions commerciales, marketing et 300 responsables informatique d’entreprises de plus de 250 salariés, malgré la politique d’ouverture que pratique un bon tiers des entreprises, les utilisateurs continuent d’user et d’abuser de la tactique de contournement pour arriver à leurs fins (ajout de logiciels ou applications autonomes) plutôt que de se fier à l’existant.

Le problème n’est pas nouveau. Selon cette étude, il est particulièrement prononcé dans les entreprises de plus de 1000 salariés. Et on sait implicitement et explicitement ce que cela pèse en coûts et en termes de dysfonctionnement pour l’entreprise. A la quasi-unanimité (97%), les informaticiens interrogés reconnaissent ne pas pouvoir fournir en temps voulu les analyses de données aux utilisateurs. La complexité à laquelle ils font face est le plus souvent invoquée (42%). Les britanniques (60%) et les allemands invoquent le manque de ressources et de personnel informaticien plus que les français (30%). Mais, au total, plus du tiers (35%) des dirigeants informatique y voit aussi le résultat de l’intervention incontrôlée et incontrôlable des utilisateurs. Et à 86%, ils estiment pouvoir faire beaucoup mieux, en termes de réactivité, si les applications sous-utilisées étaient retirées du circuit.

Seulement voilà: ils n’osent pas ou ne peuvent pas, faute de savoir précisément ce qui reste utile ou pas aux directions métiers. Faute de gouvernance claire, traduisent les responsables de l’étude Informatica. Dans 91% des cas, selon les informaticiens, à ces applications «zombies» (non utilisées depuis trois ans) sont associées des données. Et près d’une entreprise sur deux (46%) n’envisage pas de les débrancher sous prétexte que ces (bases de) données pourraient être utiles ultérieurement. « Nous n’avons de cesse de faire le plaidoyer d’une collaboration plus étroite entre informatique et métier, car elle est la condition sine qua non d’une organisation flexible, efficace et performante », plaide le directeur général d’Informatica France.

Ce qui se constate, avec cette étude, dans la sphère des directions commerciales et marketing, n’est-elle pas tout aussi cruciale dans les départements RH? Au delà de l’intégration des données qu’assument certaines plateformes logicielles, a-ton conscience des risques pris avec une informatique insuffisamment proche des besoins métiers. Et, à l’opposé, a-t-on suffisamment conscience de l’intérêt d’une implication étroite DRH-DSI pour une informatique plus pertinente dans tous les sens du terme?

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