Rémunération : La motivation, ça paye !

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Intéressement, salaire variable, commissions, bonus, primes, « stock-options », tous les moyens sont bons pour élever le degré d’implication des employés au sein de l’entreprise. Ces dernières années, les avantages sur la rémunération des salariés ne cessent d’augmenter comme le montre l’étude « le salaire des cadres en 2009 », réalisée par l’Observatoire des salaires et L’expansion. Le salaire moteur de productivité des employés, est un phénomène avéré. A tel point que les médias critiquent régulièrement les « avantages » (parachutes dorés) accordés aux cadres et dirigeants d’entreprise, jugés trop conséquents.

La part de variable sur le salaire n’est pas négligeable. Pour les postes de direction et les professions commerciales, étant ceux les plus concernés, le variable peut représenter en moyenne 20% du salaire. Cette part reste justifiée par la capacité du salarié à remplir les objectifs fixés au préalable par l’entreprise. Le domaine de la vente a toujours été récompensé selon la performance.

Au contraire, les professionnels techniques, tels que les ingénieurs, qui étaient plutôt rémunérés sur un salaire fixe, bénéficient dorénavant de plus en plus souvent d’une part variable qu’on pourrait estimer à hauteur de 10% du salaire, voir plus pour les ingénieurs commerciaux ou ingénieurs d’affaires. Cette part est déterminée selon l’efficacité du salarié. Ainsi, la plupart des cadres en entreprise sont stimulés par la rémunération selon le résultat, ce qui entraine une plus grande compétitivité de l’entreprise.  

L’évolution 2010 des salaires n’est pas prévue à la hausse.  En cette période de « crise », les objectifs fixés par les dirigeants sont souvent difficiles à atteindre, la conséquence directe est la diminution de la partie variable du salaire. Ainsi, le phénomène de « bonus » devient pour beaucoup un malus, car cette part variable de leur salaire augmente substantiellement leurs revenus. Certains cadres se retrouvent même avec un salaire fixe définit par les conventions sociales.

Malgré tout, cette période devient propice aux cadres les plus rentables ! En effet, les dirigeants préfèrent récompenser leurs meilleurs éléments, en vue de les conserver, plutôt que de pratiquer des augmentations générales.

Enfin, on peut émettre des réserves quant au total bienfait de ce système.

Certes, il stimule la compétitivité des cadres de l’entreprise, ce qui améliore la rentabilité, objectif premier d’une entreprise. Cependant ce système développe aussi un esprit de compétition interne qui peut créer des tensions voir du désordre au sein de l’entreprise. Afin de concilier ces deux effets, il est important de rester juste dans les deux sens, à savoir récompenser les acteurs en fonction de leurs rôles.

Rédigé par Baptiste Despoisse

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