Externalisation RH (3ème partie): «permettre à la fonction de se concentrer sur son métier»

Suite de l’entretien avec Jean-Jacques Lecreux, directeur commercial Meta4 France

Concernant la tendance à monter des centres de services partagés que vous évoquiez plus tôt (voir 2ème partie de l’entretien), n’est-ce pas aussi lié à la montée du concept d’informatique en nuage (cloud computing) dont parlent tous les fournisseurs?

Ce n’est pas le cas dans le milieu RH. On a une approche très fonctionnelle des choses. Même si certains de nos clients sont déjà dans cette approche technologique, avec la capacité à utiliser des ressources très éparpillées sur le territoire, cela se situe principalement au niveau des infrastructures. Les cahiers des charges que nous recevons ne mentionnent pas le «cloud». D’autant plus qu’avant cette notion d’informatique en nuage, il y a eu celle d’ASP (Application Service Provider) ou de SAAS (software as a service).

Avec l’externalisation et les centres de services partagés, à quand l’entreprise sans DRH?

C’est la question ouverte avec laquelle nous avons voulu clore les ateliers que nous avons animés récemment lors du salon Solutions Ressources Humaines ou du Top DRH à Deauville. Histoire d’engager la discussion sur ce qui est possible d’externaliser et sur le coeur de métier RH qui reste dans l’entreprise. Car l’idée n’est pas de se substituer à la fonction mais de lui permettre de se concentrer sur son métier, sur sa vraie valeur ajoutée. Recruter correctement. Faire monter en compétences pour faire face à des problématiques d’évolution technique ou autre. Gérer des talents. Gérer la mobilité interne. Accompagner la stratégie d’entreprise.

Externaliser, c’est décharger l’entreprise de fonctionnalités de support, les optimiser par la mutualisation, par l’automatisation et des workflows de gestion et de validation, en vue de leur ajouter une valeur qu’elles n’ont pas, ou peu, au quotidien, dans le fonctionnement de l’entreprise.

Cette réflexion sur la valeur et sur la mutualisation s’applique-elle indifféremment pour toutes tailles d’entreprises?

En tout cas, elle n’est pas l’apanage des grands groupes ou des très grandes entreprises. En témoignent les demandes de grosses PME, des entreprises, de 1000 à 3000 salariés, multi-établissements, ou ayant des filiales à l’étranger.

Rédigé par Johanna Dray

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