Stress en entreprise: haute pression et nuages persistants

femme stressée en entrepriseSelon le relevé météo du stress au travail effectué chaque semestre par Opinion Way pour la fédération CFE-CGC, l’aiguille du baromètre reste résolument en zone de haute pression pour les cadres. Charge de travail plus lourde, manque de temps et interruptions fréquentes, l’impression de devoir travailler trop vite, pour des objectifs pas toujours réalistes et, en définitive, trop peu de reconnaissance de la part de l’employeur: le ressenti des facteurs de stress reste sensiblement le même, depuis sept ans qu’existe ce suivi

> Baromètre du stress-CFE-CGC, mai 2010 à consulter ici

Le contexte économique joue. En mai 2010 plus encore qu’en octobre dernier, l’incertitude au sujet de leur situation personnelle est considérée comme facteur majeur de stress (pour 56% des cadres) de même que la crainte de perdre leur emploi (pour 32%).

Quelques points positifs: une large majorité des cadres estime avoir assez d’autonomie (pour 77% des interrogés), et les outils et moyens qu’il faut (pour 64%) pour travailler correctement. Ce n’est pas non plus le soutien des collègues qui fait défaut (73% des réponses). La « mécanisation » des tâches, via les grands progiciels de gestion n’est perçue négativement (15% des cas) surtout parce qu’elle réduit la part des relations humaines dans le travail (pour 42%).

Si les cadres se disent crispés (69% d’entre eux) plus que découragés, et néanmoins fiers (88%) des produits et services qu’ils contribuent à produire, c’est aussi et surtout par manque de perspective. Deux fois sur trois, ils  estiment que l’incertitude et le flou prévalent dans les choix et la stratégie de leur entreprise.

Plus inquiétant: le constat récurrent de l’insuffisance de prise en compte du stress et de ses conséquences. L’an dernier, il y avait eu un léger mieux dans l’opinion des salariés: pour 25% d’entre eux, un effort était fait dans ce sens par leur entreprise. Effet d’une certaine médiatisation des conséquences funestes du mal-être au travail? Il est vrai que l’on partait d’un niveau très bas de prise en compte: effort insuffisant, voire nul, selon 86% des cadres en 2004, et pour 84% des cadres encore en 2007. Las: au printemps 2010, ils ne sont plus que 20% à reconnaître que leur employeur s’en (pré)occupe. Comme quoi, de la simple prise en compte au passage à l’action durable contre le stress, il reste un grand pas à franchir.

Rédigé par Johanna Dray

Suivre les commetaires avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un comentaire, or trackback depuis votre site.

Laisser un commentaire