Formation : L’anglais pointé du doigt
A l’heure de la mondialisation, les cadres en entreprises françaises doivent maîtriser la langue de référence : l’anglais. Une étude réalisée par le groupe de formation d’anglais goFluent en collaboration avec l’ifop sur les entreprises du SBF 120 montre que les dirigeants français ont encore des progrès à faire. Ces entreprises d’envergure internationale obtiennent une faible moyenne en maîtrise d’anglais de 6.7/10, ce qui laisse penser que ces entreprises présentes sur les marchés mondiaux, pourraient améliorer leurs résultats.
Cette étude parue au début de l’année 2010, révèle des lacunes chez beaucoup de cadres français. L’anglais, moyen de communication universel, est trop souvent minimisé ou délaissé au sein des entreprises. Cette analyse décèle un problème de pratique de la langue. L’utilisation d’une langue étrangère nécessite des remises à niveau fréquentes pour ne pas en perdre l’usage, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Il existe des concours permettant la certification du niveau d’anglais tel que le TOEIC ou le TOEFL. D’ailleurs le niveau des futurs dirigeants français à la sortie des grandes écoles est nécessairement certifié par ces concours.
Le TOEFL est un examen plus reconnu dans le domaine universitaire, contrairement au TOEIC qui est dédié à l’anglais professionnel. Les dirigeants d’entreprise, privilégieront donc une certification du TOEIC, plus concordante avec les contraintes de l’entreprise.
La durée de validité de ces certificats n’est que de deux ans. Il faudrait donc que les cadres ne pratiquant pas leur anglais de manière régulière soient mis à niveau à la fin de la certification. Dans la pratique, les employés ne sont pas formés assez régulièrement, ce qui provoque pour beaucoup de dirigeants, des lacunes dans la compréhension et l’expression anglaise. Malgré cela, de nombreuses entreprises font déjà appel à des organismes spécialisés pour la formation du personnel à l’anglais. Ce phénomène devrait s’accroitre au cours des années à venir pour devenir un mode de formation des grandes entreprises.
Au sein de sociétés tournées vers l’international, les cadres français doivent nécessairement développer des aptitudes linguistiques leur permettant de devenir des managers internationaux. Les langues présentent d’ores et déjà un critère majeur de sélection à l’embauche en Europe. D’ailleurs, des opportunités d’évolution de carrière se profilent pour les plus compétents dans ce domaine… à bon entendeur !
Rédigé par Baptiste Despoisse
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